dimanche 29 juillet 2012

Thé Vert Coréen

Jeju Ujeon (Woojeon) 2012

J'ai découvert les thés de Corée il n'y a pas si longtemps. Et c'est quelque chose de tout à fait unique, cela va sans dire. Au niveau du thé lui-même, on est à la frontière entre la Chine et le Japon, mais on est surtout dans la singularité coréenne. En France, j'ai constaté que la culture coréenne en général reste peu connue, et celle du thé semble l'être encore moins. Pourtant, la Corée a développé son propre Art du Thé, dans le plus pur Esprit du Thé, et dans la lignée des grands maîtres chinois des temps anciens. Cela représente un point très important, car le thé produit dans ce pays est donc issu d'une tradition ancienne et riche.

Les différents lieux de production se situent plutôt dans la partie Sud du pays, où l'on a constaté que le  thé ne s'acclimatait que dans certains terroirs spécifiques. Naturellement, chaque région offre ses particularités, que ce soit au niveau de la richesse de la terre et de l'environnement, du climat, ou des traditions locales. On trouve en Corée une majorité de thés verts, mais aussi, des thés fermentés (oxydés), proches des thés wulong, rouges, ou jaunes. Pour les thés verts, différentes méthodes de fabrication existent, manuelle ou mécanisée. De même qu'on pratique des récoltes à la main, et des récoltes mécaniques. Il y a là une grande diversité...

Mes recherches m'ont tout d'abord conduit à rencontrer les thés de l'île volcanique de Jeju (à environ 130km au Sud de la Corée, et connue sous le nom de "île des Dieux"), où la production est assez importante puisque les conditions idéales s'y trouve réunies. Imaginez une île paradisiaque (oui, oui!), aux paysages sauvages, et à la végétation luxuriante. Visualisez les falaises sculptées par les eaux tumultueuses de la mer, les roches volcaniques, les cratères, mais aussi, les sources et les cascades... Le climat est doux et humide, souvent ensoleillé, mais également pluvieux. Vous ne serez pas étonnés de savoir que cet endroit est un haut-lieu touristique pour les coréens, et les japonais. Ce lieu, classé parmi les 7 "nouvelles merveilles du monde" reste préservé et protégé par le gouvernement. Les jardins de thé peuvent sereinement prospérer.

Les thés cultivés à Jeju bénéficient d'une grande vitalité puisée au coeur de cette nature exubérante. On a affaire à une énergie franche et intense, une force pure et puissante.



Ujeon (traduit aussi par Woojeon) désigne un thé récolté en tout début de printemps (jusqu'au 20 Avril, date appelée Kok-u), de quelque région que ce soit. Celui de Jeju est tout d'abord rapidement  désenzymé à la vapeur, puis cuit et roulé dans une machine spécifique.


 

N'ayant pas à ma disposition de vaisselle coréenne, je prépare ce thé dans un service céladon chinois (je crois que ça devrait aller quand même...). Cette porcelaine vert tendre soutiendra parfaitement la couleur de la liqueur. Ce thé m'a immédiatement donné envie de le préparer dans la Nature, car il en est lui-même un concentré.





Les feuilles sèches sont fines et torsadées, d'un vert foncé, presque luisant. Leur parfum est frais et fruité. Lorsque je verse l'eau sur les feuilles, bien qu'étant à l'extérieur, leur étonnant parfum me parvient de manière intense. La liqueur présente une couleur très vive, verte et translucide.



Sa texture fluide caresse les papilles et descend dans la gorge en toute légèreté, laissant un voile de fraîcheur. Son goût surprend par sa délicatesse, aux notes florales et herbacées. Il a une petite nuance crémeuse tout à fait unique.



Cette journée de grande chaleur me permet de confirmer la faculté désaltérante et rafraîchissante de ce thé. Elle s'avère salutaire ces temps-ci. Mais ce n'est pas tout, car il me donne aussi un sacré coup de fouet, plutôt appréciable lorsqu'on se trouve ramolli par la chaleur! De plus, on sent clairement que cet Ujeon contient de nombreux principes actifs.



Au niveau du ressenti, on est dans le registre de la force, puissante et paisible à la fois, avec une grande impression de pureté. Il nettoie le corps et l'esprit, comme une vague verte qui emporterait toutes les scories sur son passage.

Après 5 infusions, les feuilles retournent tranquillement à la terre. Je crois que cette fois, elles ne sont pas loin d'avoir tout donné. C'est toujours agréable de pouvoir jeter les feuilles de thé dans un lieu digne de leur beauté.



Conclusion, ce thé est tout simplement très bon. Il me mène à une réflexion sur la diversité du thé dans le monde, à l'heure où l'uniformisation est en marche. Encore un message d'une importance capitale délivré par le thé. Mais j'espère sincèrement que ce type de message restera entendu.


La beauté sauvage de l'île de Jeju m'a tout de suite fait songer à l'une de mes pierres, qui s'est donc naturellement imposée pour accompagner cette session thé à l'extérieur. Cette pierre dont je ne connais pas le nom présente un côté brut (non visible sur les photos) qui rappelle qu'à l'origine, elle avait l'apparence d'un simple caillou. Sa face taillée, quant à elle, évoque la lumière, la puissance. Parfois, la nature a besoin de la main de l'homme pour révéler son inégalable beauté.







mercredi 25 juillet 2012

Tie Guan Yin

A best friend tea

Some teas have the particularity to always be on your side. I think Tie Guan Yin happens to be one of those because of its very special presence. You can always find a TGY to fit with your mood (green, dark, or in between) or any kind of weather (cold, hot, shiny, rainy, etc). If you choose high grade TGY, it will always be easy going. Indeed, you can brew it in many different ways, from the most simple (tea leaves in a cup or glass), to the most refined (Gong Fu), and it will generally be a success. It's really a good basic to have in a personal selection.


As many famous teas, TGY offers a great range of quality levels. This tea is grown in several districts of Fujian province. But often, the best qualities come from Anxi mountains, located in the south of this region. Checking the exact provenance of a tea is always an important thing to do. A serious and honest seller should be able to know where the tea comes from, when it was picked, and why this particular tea finds its place in his shop, and he will hopefully tell you the truth and explain his choices... If it's not the case, well, something's wrong!


A genuine TGY will give you a feeling of companionship, maybe because of its strong link with the energy of boddhisatva Guan Yin. Most of the time, you will be able to feel this powerful, yet very subtle Qi. In my opinion, this calm tea gives a relaxing sensation. I also find it very soft on the stomach, and it flows easily in the body. That's why I drink TGY when I wake up in the morning, because it makes me start the day in a gentle way. Consequently, my first thought goes to Guan Yin who is very important to me. I simply put the leaves in a cup, and pour water on it several times. A basic and easy way to prepare tea, but really pleasant in the morning, when I'm not quite awake!

Later in the day, I also like brewing TGY in a small Yixing clay tea pot (for the darker ones), or in a porcelain zhong, or tea pot (for the greener ones).



So I am now preparing a traditional style (the most oxidized type) TGY (a good quantity of leaves, and very hot water, something like 95°C, and very short brewing time), and some vibrant and flowery fragrances are coming to my nose, in a delicate way.



The liquor has a bright golden color. The taste is rich of flower notes in the first place, then I can feel sort of sweet aromas, maybe like caramel. And finally the after taste is deep and long lasting, while the texture is soft and silky.



TGY is surely the most famous wulong tea. Its full and mild aromas can easily be appreciated by everybody. In a certain way, this tea illustrates really well Guan Yin's compassionate energy.


                                              Pictures of Ling Yin Temple (Hangzhou)


In China, Guan Yin's cult is very popular. She is known for hearing and responding any demand. Her statues (present in most buddhist temples) are always very visited because people come to give their gratitude.

Next time I'll brew a green style Tie Guan Yin... And it will be the occasion to talk more about Guan Yin, and her powerful Yin Qi.

dimanche 22 juillet 2012

Subjectif

Il est difficile d'être objectif dans la vie en général, et par extension, dans le thé. Notre monde intérieur influence la totalité de la réalité. Malgré cela, nous avançons sur le chemin, souvent en toute sincérité. En navigant, et en participant à la grande "toile" internet, ce constat m'a sauté aux yeux à nouveau: notre subjectivité est à l'oeuvre. Cela m'a conduit à mener une réflexion que je vous livre, bien qu'elle soit tout à fait personnelle.



D'un point de vue purement technique, le thé représente un domaine vaste et complexe, et nous aimerions en savoir un maximum, et c'est tant mieux. Nous accumulons ainsi beaucoup d'informations ( plus ou moins justes) dans notre mental. Nous sommes d'ailleurs souvent inconsciemment attirés par tout ce qui peut renforcer nos opinions. Créer et tenir un blog/un site, permet d'exprimer son expérience, ses avis et ressentis, en vue de les partager. Et, tranquillement installés derrière notre ordinateur, nous livrons une partie de nous-même, en toute sincérité. Nous n'avons pas toujours conscience que notre subjectivité, autrement dit, nos mécanismes, nos schémas intérieurs sont en action de manière complètement involontaire.


Mais le thé nous montre aussi la dimension de l'esprit, au delà de la dualité, là où l'objectif et le subjectif n'existent pas. Cet aspect ne peut s'appréhender avec l'intellect, et représente pourtant l'essentiel. Nos connaissances (techniques, botaniques, historiques, philosophiques, etc), nos points de vue, nos pensées, nos goûts (j'aime, j'aime pas), nos références gustatives, aussi utiles soient-elles... ne peuvent nous faire percevoir la simplicité du thé. Simplicité qui entre en contact avec notre nature originelle lorsque, ne serait-ce qu'un court instant, nous expérimentons la pleine conscience, l'unité.


On peut alors réaliser que nul ne détient la vérité du thé, mais que chacun en incarne quelques fragments. Le respect des avis, des émotions, et des informations fournis par les autres, même erronés, nous permettent de nous enrichir ou de nous positionner. Souvent, je me suis rendue compte que les éléments avec lesquels  j'entrais en résonance, étaient effectivement ceux qui renforçaient mes convictions déjà établies. Il faut de la détermination et de la persévérance pour regarder à l'intérieur de soi, pour se remettre en question et mettre en lumière les mécanismes de notre mental. C'est une vigilance qu'il faudrait activer le plus souvent possible. Si je souhaite faire un petit pas vers la sagesse, je dois garder à l'esprit que ma subjectivité n'est jamais loin.


Le thé nous offre la vision du changement perpétuel et nous permet d'avancer sur la Voie. Il y a toujours quelque chose à apprendre ou à découvrir. C'est pourquoi le thé ne peut être catalogué, ni réduit à des comparaisons, ni même figé dans les connaissances intellectuelles, auxquelles nous croyons peut-être, mais qui ne reflètent pas toujours la réalité.


L'immensité du web m'invite chaque jour à une plus grande tolérance car je réalise l'importance des nombreuses voix qui s'expriment, même celles qui sonnent faux. Voilà surement le chemin qui mène à la compassion. Et cela n'a rien d'une "prise de tête". Au contraire, il s'agit de faire le vide pour se rapprocher de l'esprit du thé, et se rappeler que notre humble avis reste souvent purement subjectif.



jeudi 19 juillet 2012

198

Yao Jiu Ba, WuYi Yan Cha

J'avais découvert ce thé il y a quelques années lors d'une expédition dans les Montagnes WuYi, au Nord de la province du Fujian. Ce wulong appelé 198 (Yao Jiu Ba en chinois) a été créé par un producteur renommé, M.Wang, qui vit et travail avec toute sa famille au coeur de cette région extraordinaire.







Le 198 que je bois a maintenant 5 ans, et il a évolué de manière très positive. Il faut dire qu'il est fabriqué par un producteur qu'on pourrait aisément qualifier de maître. M.Wang produit des crus classiques de WuYi, comme Da Hong Pao, Bai Ji Guan, Rou Gui... mais il est aussi à l'origine de plusieurs créations. En effet, il consacre une partie de son temps à la recherche (botanique, environnement, méthodes de fabrication). En Asie, 198 connait un grand succès puisqu'il s'inscrit dans la lignée des plus hautes qualités des thés de WuYi.


L'environnement des Montagnes WuYi se compose de rochers, de falaises, de sources, de forêts tropicales et de rivières, dont la très connue "Rivière aux Neuf Méandres". Les théiers se développent entre les rochers, situation décrite comme idéale par Lu Yu, dans son "Traité du Thé". La végétation luxuriante abrite une faune très variée (célèbre pour ses nombreuses espèces de serpents) ainsi qu'une flore tout aussi remarquable. Le climat est chaud et très humide (jusqu'à 80%). Néanmoins, les hivers sont froids, et les quatre saisons bien marquées. Ce terroir regorge de minéraux et oligo-éléments, offrant aux feuilles de thé une grande richesse.


Les authentiques thés de WuYi poussent dans de petits jardins au coeur de la nature. Les théiers profitent du soleil le matin, puis les grands rochers leur apportent une ombre bienveillante. Ce type d'exposition reste optimale pour la culture du thé. Ce lieu préservé a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et demeure bien protégé. Des recherches confirment qu'ici, les théiers poussent à l'état sauvage depuis toujours. Leur culture est donc tout simplement naturelle.


Le puissant Qi de ce lieu magique offre au thé des qualités spécifiques, souvent à dominante Yang. Le 198 représente parfaitement cette énergie chaleureuse, solaire, et réconfortante. Ses feuilles sombres développent une liqueur intense aux arômes suaves et persistants.


Ce thé fait parti de ceux qu'on ne peut oublier. Dès la première dégustation, il "se passe quelque chose", d'indéfinissable, certes, mais de profond. Il laisse un souvenir sensoriel impérissable. La première fois que je l'ai dégusté, c'était chez M.Wang, et il m'avait réellement épatée par son intensité et son énergie majestueuse.


A WuYi, on prépare généralement les YanCha dans des ustensiles en porcelaine (classique: zhong, pot, tasses). Lors d'une dégustation professionnelle, on recherche la neutralité pour pleinement apprécier le thé en lui-même. Après plusieurs essais,  je trouve que les thés de rochers sont vraiment réussis dans la porcelaine. Je vais préparer ma séance de dégustation à l'aide d'un service que j'avais acheté dans le village de WuYi. Il est plus pratique qu'esthétique, mais surtout, il est très compact et bien étudié pour les déplacements (toujours utile).



J'ai donc ce thé depuis environ 5 ans (j'économise!), et il a surtout beaucoup plus de rondeur maintenant. Je dirais qu'il s'est assagit, bien que ses arômes restent puissants. A l'infusion, ses feuilles légèrement torsadées donnent une liqueur plutôt rouge et transparente. Lorsque je verse dans le petit pot, les parfums qui se dégagent sont presque enivrants.


Je sirote une minuscule gorgée.  Malgré son intensité, 198 a un contact très fluide dans la bouche et la gorge. Sa texture m'évoque le satin. Comment pourrais-je décrire son goût sans l'amputer de quoi que ce soit?


Il a un côté mystérieux, comme une profondeur insondable. Je peux néanmoins déceler des nuances de fruits secs, de sous-bois, peut-être même de cuir (bien que cela reste finalement un peu réducteur). Mais rien ne domine, si ce n'est l'harmonie, l'équilibre des saveurs. Je crois que c'est tout simplement excellent. Voilà tout.


Les infusions se succèdent, révélant à chaque fois une nouvelle facette de ce thé chaleureux qui me procure bien-être et apaisement. Il m'apporte aussi une certaine force. C'est surement l' énergie des rochers de WuYi qui s'exprime.


Le thé nous fait vivre des instants sublimes, hors du commun, et cela, tous les jours. Magique!

mercredi 11 juillet 2012

Huang Shan Mao Feng

Voyage au coeur des Montagnes Jaunes

Les hauts lieux du thé en Chine permettent de découvrir les paysages, les atmosphères et les vibrations qui ont inspiré les artistes de tout temps. On comprend aisément l'influence d'un lieu sur le thé lui-même. Tous les grands crus peuvent être pris en exemple, puisqu'ils poussent dans des endroits mythiques, célèbres pour leur beauté et pour la puissance de leur Qi particulier.

Le massif des Montagnes Jaunes, dans la province d'Anhui, représente un exemple parlant. En effet, nous avons surement tous à l'esprit une image de peinture classique chinoise représentant ces paysages connus dans le monde entier.



Cette beauté s'impose naturellement comme source d'inspiration. Lorsque les conditions météorologiques sont favorables, on peut observer la fameuse "mer de nuages" à l'origine de nombreuses créations. On ressent ici la grandeur et la sagesse de la Nature. On comprend ainsi pourquoi les êtres humains sont toujours représentés de manière minuscule dans les peintures chinoises qui mettent en scène ces montagnes (c'est aussi révélateur de la pensée traditionnelle chinoise: face à la Nature, face à l'Univers, l'homme est tout petit). On rejoint une des vertus fondamentale du thé: l'humilité.


L'énergie d'un lieu comme celui-ci influence directement les caractéristiques du thé qui y pousse. Cet environnement de roches, de sources, de brumes et de nuages favorise bien sur la culture du thé d'un point de vue purement physique. Et on retrouve dans les feuilles toutes les qualités des éléments présents. Mais on retrouve également le Qi puissant, mais subtil qui circule dans les jardins, et dont on profite au moment de la dégustation. Le thé s'adresse à l'être humain, dans toutes ses dimensions.

Le plus célèbre des thés des Montagnes Jaunes, Huang Shan Mao Feng (thé vert) incarne à merveille l'evanescence des brumes et des nuages qui baignent ses plants toute l'année. Les premières récoltes de printemps offrent de tendres bourgeons au duvet fin et léger. La délicatesse de ce thé évoque les paysages aériens et finement découpés de son environnement.


Huang Shan Mao Feng représente la douceur absolue. Sa finesse incomparable apporte une grande quiétude. A la tasse, on retrouve la subtile énergie de ce lieu mystérieux, à la fois apaisante et régénérante.


Vous pouvez apercevoir sur cette photo de petits jardins de HSMF. Les théiers se blottissent au coeur de la végétation, s'imprégnant tranquillement de la sérénité environnante.

Je vais maintenant déguster ce thé, avec lequel j'ai une affinité particulière. La "cuvée" 2012 (récolte du 28 Mars) présente de petits bourgeons d'un vert clair qui me rappelle une coquille d'amande fraîche. Une apparence quelque peu fragile mais très élégante.




Je bois souvent ce thé directement dans un zhong (ou un verre) pour profiter du spectacle aquatique. La contemplation des feuilles et bourgeons nous ramène au coeur de la nature...

On peut aussi apprécier le raffinement de Huang Shan Mao Feng en le préparant dans une théière en porcelaine ( ou en verre). On découvre alors une liqueur claire, limpide et lumineuse.


Ses parfums évoquent aussi l'amande fraîche, avec une note poudrée. On a affaire à la subtilité, à l'évanescence.



Les arômes sont dans le même registre de douceur, de délicatesse. Le côté végétal, très léger, est soutenu par de tendres notes florales. Sa texture soyeuse caresse les papilles et glisse lentement dans le corps. Sa douce longueur en bouche reste discrètement présente au palais.


HSMF n'est que tendresse et volupté. Il développe une énergie très féminine, enveloppante et réconfortante. Certes, il reste un thé vert qui dynamise, mais tout en finesse. En le dégustant je suis sereine. Il m'apporte un esprit clair, vif, et tranquille.


Ces petites feuilles de thé ne sont que tendresse. Elles délivrent paisiblement le Qi des Montagnes Jaunes.